Retour à l’île Perry et aux parcs des Bateliers et de la Merci : corrections à la carte
Cet hiver, j’ai visité les merveilleux sites de l’île Perry ainsi que les parcs des Bateliers et de la Merci. J’ai même rédigé trois résumés de mes visites :
• Boisés des parcs des Bateliers et de la Merci, vieux village de Bordeaux
• Île Perry, vieux village de Bordeaux
• Mise à jour sur le substrat rocheux et l’origine de l’île Perry
Ce qui m’intéressait cette fois-ci, ce sont les affleurements géologiques. Comme on l’a vu précédemment, l’île Perry était autrefois un cap. C’est le creusage d’un canal, vers 1801, pour alimenter le moulin du Gros-Saut, qui a créé cette île. Je voulais voir s’il était encore possible d’observer les affleurements géologiques que l’on distingue très bien sur les photographies de l’île vers 1918. Ma visite me confirme que l’île Perry a été aménagée à partir de remblais et qu’une grande partie de l’île est d’origine anthropique. Toutefois, à quelques rares endroits, on peut encore apercevoir ce qui semble être le véritable socle rocheux. D’après mes recherches, il pourrait s’agir du calcaire de Chazy (formation de Laval). Mais je peux me tromper ! Je ne suis pas géologue, alors reprenez-moi si je fais erreur !
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| Calcaire de Chazy observable à la station de métro Jean-Talon. |
Aussi, cet hiver, j’avais émis l’hypothèse qu’il subsistait, dans les parcs des Bateliers et de la Merci, des sols forestiers relativement intacts ainsi que de possibles affleurements calcaires. Eh bien, je me suis trompé ! Tout ce que j’ai observé, ce sont des sols de remblai et de nombreux vestiges de constructions. Je sais que ces sites étaient des lieux de villégiature à la fin du XIXᵉ siècle. On y trouvait des chalets et même des hôtels. Est-ce que les vestiges que l’on voit apparaître un peu partout dans les boisés proviennent de ces anciens bâtiments ? C’est possible. Mais, comme au parc de la Promenade-Bellerive, il pourrait tout aussi bien s’agir de dépôts de remplissage de toutes sortes, sans véritable contrôle ni manifeste. Nous ne saurons peut-être jamais d’où provient exactement le matériel de remblai présent dans ces boisés et sur l’île. On y ressent également plusieurs épisodes de nivellement du terrain, particulièrement au sommet de la butte centrale. Près de la rive, on peut aussi observer des empierrements qui sont peut-être liés aux programmes fédéraux de stabilisation des berges des années 1990.
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| Multiples traces de remblai à l’île Perry ainsi qu’aux parcs des Bateliers et de la Merci. |
Après examen de tout ça, j’enlève donc deux couches de ma carte interactive « Patrimoine naturel et territorial de Montréal (XVIIᵉ siècle – époque contemporaine) », soit « Sol forestier relativement intact, possibles affleurements calcaires, parc des Bateliers » et « Affleurements du substrat rocheux à l’île Perry (vers 1918) ». En fait, je vais plutôt réduire l’étendue de cette dernière couche, être plus précis et y ajouter les nouvelles photographies ainsi que les nouvelles références. Vous pourrez ainsi aller voir par vous-mêmes (tout en gardant à l’esprit que cela demeure hypothétique) les affleurements géologiques qui semblent apparaître sur les photographies d’environ 1918, possiblement du calcaire de Chazy. Yeah !
Références
Clark, T. H. (1952). La région de Montréal : feuilles de Laval et de Lachine (Rapport géologique no 46). Ministère des Mines du Québec.
Clark, T. H. (1972). Région de Montréal (Rapport géologique no 152). Ministère des Mines du Québec.
Ministère des Ressources naturelles et des Forêts. (2026). SIGÉOM – Carte interactive. Gouvernement du Québec. https://sigeom.mines.gouv.qc.ca/signet/classes/I1108_afchCarteIntr









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