Marais de la Côte Saint-Luc en 1937
Triste, car l’endroit de cette étude d’Adams (1937) n’existe plus du tout. C’était des marais près de la voie ferrée du Canadien National à Côte Saint-Luc, c’est maintenant une immense gare de triage au nord-ouest du golf Meadowbrook…
Quoi dire ? Ce n’est pas une analyse de la flore, mais bien de la microfaune et des communautés. Mais l’auteur décrit tout de même le bois clairsemé et les essences d’arbres qui le composent autour des étangs : « The chief tree is the maple, but there are also a few elms and scattered birches ». Dans un milieu marécageux comme ça, on pourrait penser à des érables argentés et des érables rouges, des ormes d’Amérique et des ormes rouges, et qui sait, peut-être des ormes lièges, si le calcaire était affleurant (mais dans l’analyse, on mentionne des dépôts glaciaires recouvrant le calcaire de Trenton). Et pour les bouleaux, on aurait pu y voir le bouleau gris et le bouleau à papier. Mais justement, la description est très sommaire, on ne peut que spéculer.
Pour ce qui est de la faune de 1937 : l’escargot d’eau douce (Planorbis trivolvis) y règne en maître absolu, côtoyant sangsues, larves de moustiques et d’odonates (libellules et demoiselles). Un monde grouillant complété au printemps par des amphibiens venus y pondre, tel que le triton vert (Triturus viridescens). Plusieurs espèces de grenouilles (Rana sp.) venaient y chanter et se reproduire. :)
Je ne vais pas m’éterniser sur ce mémoire, car il y a peu d’infos qui me seront vraiment utiles, mais j’aime bien partager les photos anciennes, surtout lorsqu’on est capable d’identifier l’endroit de prise de vue !
Référence
Adams, J. R. (1937). Some observations on certain animal communities in the environs of the Island of Montreal: The ecology of two freshwater ponds [Mémoire de maîtrise, Université McGill]. https://doi.org/10.82308/52372




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