Les boisés sur till, pourquoi les conservait-on ?
Une documentation qui va dans le même sens que ce que j’énonçais dans mes conférences, mais avec des ajouts importants. On conservait les boisés, et je l’ai déjà mentionné, souvent parce qu’ils étaient marécageux ou trop en relief, avec des pentes abruptes, mais ajoutons que le fait qu’ils soient souvent sur till, disons, décourageait de les désempierer. Pour l’usage, Bouchard mentionne ce que j’avais déjà trouvé : on conservait aussi les boisés pour l’acériculture, le bois de chauffage et le bois de construction. Aussi, on ajoute qu’au XXe siècle, ces boisés sont souvent devenus des espaces de villégiature, ce que je n’avais jamais mentionné.
« Vu que ce territoire subit l’influence de la colonisation depuis plus de deux siècles, il est difficile de faire l’histoire détaillée de ces perturbations. Il n’en demeure pas moins que nous savons que les premiers colons européens défrichèrent les terres argileuses pour l’agriculture et conservèrent les boisés, caractéristiques des tills, pour la production de sirop d’érable ou encore pour une coupe sélective d’arbres devant servir à la construction ou au chauffage. Au cours du XXe siècle, ce territoire a été de plus en plus utilisé pour la récréation. Des résidences secondaires y furent construites et une plage publique fut aménagée sur le bord du lac des Deux-Montagnes. »
Ici, on fait référence aux nombreux boisés du cap Saint-Jacques. Et j’aimerais me péter un peu les bretelles, car j’ai identifié les mêmes anciennes érablières de production que Bouchard, sur le terrain, cet été. Il y a même de petits bouts d’érablières de production qui n’ont pas été identifiés par Bouchard au nord de l’ancienne plage publique. Héhé :)
Référence
Bouchard, A. (1979). La végétation forestière du cap Saint-Jacques, île de Montréal, Québec. Canadian Journal of Botany, 57(11), 1191–1202.



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