Parc Allan’s Hill à Baie-d’Urfé

Bonjour ! De ce temps-là, j'explore l'ouest de l'île et je travaille beaucoup. Là, je me force à prendre le temps d'écrire un compte rendu ; ça va me faire du bien ! J'explore le Cap-Saint-Jacques, le boisé Angell, l'Arboretum Morgan, mais pour ces grands espaces boisés, puisque ce sont de grandes étendues qui ont déjà été liées, je vais attendre de bien les connaître avant d'en faire une analyse. Alors aujourd'hui, résumé d'une petite visite au parc Allan’s Hill à Baie-d’Urfé. 


Alors, d'après la Ville de Montréal (2005) : « Le parc Allan’s Hill présente quant à lui un talus à forte pente et un replat nivelé, à une altitude supérieure à celle des terrasses, de même que la proximité d’un petit ruisseau. Ces caractéristiques font que l’endroit a pu être occupé par des groupes amérindiens de la préhistoire ancienne, soit environ de 3 000 à 4 000 ans avant aujourd’hui. » Très intéressant, ça ! Je pourrai donc ajouter ce parc dans la zone d'influence des Premières Nations sur ma carte Patrimoine naturel et territorial de Montréal


Terre agricole ? Voilà, lorsque j'arrive sur le site, à partir du bas du talus, je ne vois qu'une ancienne terre agricole, qui devait représenter un beau défi logistique d'exploitation, vu le degré de la pente, entourée d'anciennes haies qui se sont fournies avec le temps. Mais je n'y vois que des espèces colonisatrices, les premières à s'établir après une grosse perturbation... Exception faite d'un beau noyer cendré, presque pas malade, qui se trouve au bas de la pente (faut savoir qu'ils sont presque tous en train de mourir d'un chancre). Je poursuis mon ascension, ça reste de la végétation standard de friche : peupliers, ormes d'Amérique, frênes rouges, nerpruns. Mais voilà-t-y pas qu'en haut de la pente, vers la gauche, une petite dépression, suivie d'un escarpement, m'amène dans le vestige de l'ancien boisé qui était là en 1930 (voir la photo aérienne). Là, ça change drastiquement de végétation : chêne rouge, érable rouge, hêtre à grandes feuilles, ostryer de Virginie et peuplier à grandes dents ! Eh ben ! Ce qui est triste, et ça se voit sur la photo aérienne de mauvaise qualité, c'est que ce qui persiste aujourd'hui ne représente qu'une infime partie d'un grand boisé. Tout ça a été détruit par l'urbanisation. Pour l'instant, j'ignore pourquoi on avait conservé un si grand boisé ; il me faudra comprendre la géomorphologie. Mais d'habitude, la raison principale, et c'est ce qu'on voit un peu partout sur l'île, c'est que ces zones conservées n'étaient pas exploitables sur le plan agricole à cause du relief. Dans la majorité des cas, c'étaient de grandes zones marécageuses... Et ça s'est un peu confirmé sur le terrain : lorsque j'ai poursuivi vers le replat, le territoire s'est transformé en une zone marécageuse, dominée par l'érable rouge. 

Vestige de l'ancien boisé qui était là en 1930, à voir sur iNaturalist.

Je n'ai vraiment pas terminé l'analyse des parties boisées de ce parc, j'y retournerai donc ! Je n'avais pas mes bottes, et les maringouins me tenaillaient ! C'était après une belle longue journée de terrain au parc Rockhill et au boisé Angell. Donc, si vous en savez plus sur le parc Allan’s Hill, je serai heureux de vous lire ! Je ferai un update cet automne ! Merci ! 

Référence 

Ville de Montréal. (2005). Évaluation du patrimoine urbain : Arrondissement de Beaconsfield–Baie-d'Urfé. Service de la mise en valeur du territoire et du patrimoine, Direction du développement urbain, Division du patrimoine et de la toponymie. 

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