Le parc Rockhill de Beaconsfield (il porte bien son nom)

Bonsoir ! Pour ceux qui suivent ma page Facebook perso le savent, le week-end, je publie plein de stories sur mes découvertes de terrain. Suivez ça, car je ne fais plus de vidéos élaborées.


De ce temps-là, j’aime apprendre ma géologie. Tsé, la flore et les roches, c’est lié ! Pour apprendre, je vérifie les géofiches, les compilations d’affleurements, les structures planaires qui apparaissent sur la carte SIGÉOM. Et justement, ceux qui me suivent le savent, souvent les coordonnées spatiales sont rarement justes. Des fois, je retrouve les sites, d’autres fois, je les retrouve à 300-400 mètres de l’indication sur la carte, d’autres fois, je ne les retrouve tout simplement pas ! Haha !

Désolé, je n’ai pas de très bonnes photos aériennes anciennes de ce secteur, mais on constate tout de même qu’en 1930, le boisé était beaucoup plus grand et recouvrait la majeure partie de cette grande colline. Il semble qu’en fait, pour construire dans ce secteur, on ait dynamité ? Possible que plusieurs aient leurs fondations directement sur la roche-mère ? Je me trompe ?

Mais là, cool, non seulement le parc que j’ai visité porte bien son nom, mais l’affleurement géologique était là ! Parc Rockhill, donc, à Beaconsfield. Parc pas très grand, impossible de se perdre ! Il y a effectivement une colline, et l’affleurement de dolosiltite est un peu subtil, mais bien présent. Donc, la colline est composée de roche en place, de la formation de Beauharnois, et ça devait peut-être paraître davantage dans le passé, puisque là, il y a tout de même pas mal de terre par-dessus cette roche-mère.


On est devant un minuscule boisé qui me semble fort bien être le vestige de quelque chose de plus ancien. La photo aérienne de 1930 le prouve bien. On a un beau gros ostryer de Virginie et des thuyas occidentaux qui poussent directement sur la roche. Donc, plantation impossible. On retrouve aussi quelques érables à sucre. Par contre, en retrait de la colline, on ne retrouve que des espèces de plantation et des espèces colonisatrices d’espaces ouverts. Et c’est là mon point, il me semble que l’on devrait aider le minuscule boisé, vestige d’un boisé beaucoup plus ancien. Lui foutre la paix un bon moment, ça pourrait juste être des indications symboliques, avec un message public : « Zone en réhabilitation ». Puisque la plantation y est pratiquement impossible, il serait bien d’aller semer des semences d’espèces indigènes qui aiment bien pousser directement sur la roche, dont d’autres thuyas, d’autres ostryers de Virginie, des charmes de Caroline et des bouleaux jaunes. Qu’est-ce que vous en pensez, gens de Beaconsfield ?

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