Vestiges d’un boisé ancien à Saint-Hubert–Longueuil (1865 ↔ aujourd’hui)

Il y a presque un an, j’explorais les boisés de Saint-Hubert et de Longueuil, à la frontière entre les deux anciennes cités, dans le périmètre de la gare de triage et de la route 116. À travers des boisés issus de l’ère agricole et ferroviaire — donc des boisés de peupliers, d’ormes de Sibérie et d’Amérique, de frênes rouges et de nerpruns — je tombe sur un super beau spot de caryers ovales (caryer à noix douces comestibles), de chênes à gros fruits, de chênes rouges et de cerisiers tardifs. Wow !

Je me dis alors que c’est sûrement le vestige d’un ancien boisé ! Peut-être même le vestige d’une ancienne couronne de boisés de fond de lots, que les agriculteurs gardaient précieusement au fond de leurs terres : pour le bois de construction, le bois de chauffage et la production de sucre d’érable. J’en ai maintenant la preuve, grâce à un plan en feuillet de Sitwell et Jervois (1865). Tabarnouche !




Un peu plus à l’est, on peut aussi observer les traces — toujours très visibles — d’un ancien talus ferroviaire. Même en 1865, il n’était pas encore en fonction : le talus était là, mais pas les rails. Cette ancienne construction est encore parfaitement lisible à travers les marécages du secteur. Magnifique !


Je trouve ça franchement fascinant de retrouver des traces de 1865 dans le paysage actuel… et c’est exactement pour ça que je fais ma maîtrise en géographie. Haha !

Référence

Sitwell, H. S., & Jervois, W. F. D. (1867). Contoured plan of Longueuil & St Lambert, Montreal, Canada East surveyed in 1865–6 (échelle 1 : 2 500). Southampton, Angleterre : Ordnance Survey Office. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

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