Souvenirs de quand j’étais p’tit ! (Saint-Hubert, fin des années 1970)

Quand j’étais petit, je n’étais pas grand, je montrais mes fesses à tous les passants ! Ben non… je faisais pas ça, j’étais tellement pudique, câline ! Haha !


Quand j’étais petit, il y avait un petit étang près de l’intersection des rues Murray et Edgar, à Saint-Hubert. Eh bien, grâce à la magie des cartes anciennes (Sitwell, 1865), je sais maintenant que cet étang était lié à un ruisseau ! Oui, oui ! Le ruisseau Saint-Charles, qui allait se jeter dans le fleuve à l’endroit actuel de la rue du Havre, menant au parc du Havre…. Un ruisseau qui était déjà disparu à la fin des années 1970, en tout cas, dans notre quartier. J’ai aussi le souvenir qu’à côté de cet étang, il y avait un bloc erratique. Il me semble qu’il avait la même texture que le gros bloc erratique près de l’école secondaire Monseigneur-Parent, à cinq minutes à pied de l’étang… 


Il me semble qu’il y avait des grenouilles dans cet étang, mais c’est flou, c’est loin ! J’ai un vif souvenir de la lumière de fin d’après-midi : un rayon de soleil fort qui me forçait à fermer un œil, à essayer de garder mon équilibre sur la roche, à zieuter dans l’étang… Et un vague souvenir de quenouilles…

Ajout de ma sœur, à la lecture de ce texte sur ma page Facebook : « Wow ! Tu me rappelles des souvenirs ! Je partais avec mes crayons de couleur à l’étang pour dessiner la nature et je revenais avec un bouquet de bermudienne, il y en avait beaucoup ! Puis, sur la grosse roche, on avait écrit nos noms ; ils sont restés longtemps ! »

J’ai aussi souvenir, un peu plus à l’est sur la rue Murray, au parc Jean-Jacques-Bertrand — qui était une ébauche de parc à l’époque — que c’était en fait un ancien dépotoir médical… Eh bien, au nord de ce simili-parc, ce n’était pas encore construit. Le parc étant un peu plus haut, puisque justement on y avait enterré un ancien dépotoir, au bas du talus, il y avait un mur de végétation infranchissable !

Je le vois sur la carte de 1865 : c’était une ancienne terre agricole abandonnée. Ce que j’avais devant les yeux, je suis pas mal certain que c’était une grosse colonie de nerpruns cathartiques. Cette image de boisé infranchissable, je l’ai revue plus tard dans ma vie, et c’était justement toujours des colonies de nerpruns cathartiques. Ça pousse dense, cette espèce exotique envahissante ! En plus, ça a des pseudo-épines — tout pour se faire chier ! Haha ! Tu traverses ça, tu accroches ton linge, tu te grafignes la face, tu perces tes jeans ! Je le sais, j’ai tellement souvent été confronté à ces grosses colonies qui poussent densément autour des boisés.


Il devait aussi y avoir des aubépines à l’avant de la colonie, parce que ça aime ben gros le soleil et que c’est un classique des friches post-agricoles. Je me souviens aussi du vert très sombre de la végétation ; justement, les feuilles de nerprun cathartique sont habituellement d’un vert forêt foncé, même à la fin de l’automne.

C’est rien d’extraordinaire… C’est juste qu’en scrutant cette vieille carte en feuillet de Sitwell et Jervois de 1865, y’a des souvenirs qui remontent !

Référence

Sitwell, H. S., & Jervois, W. F. D. (1867). Contoured plan of Longueuil & St Lambert, Montreal, Canada East surveyed in 1865–6 (échelle 1 : 2 500). Southampton, Angleterre : Ordnance Survey Office. Bibliothèque et Archives nationales du Québec.


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