Marécages de Pointe-Claire (1954)
Selon une étude de potentiel archéologique réalisée par Archéotec en 2002, le secteur de Pointe-Claire comprenait plusieurs marécages situés dans les dépressions entre des buttes rocheuses.

Ils sont visibles sur les photographies aériennes de 1954 et témoignent d’un paysage beaucoup plus hydromorphe avant l’urbanisation du XXᵉ siècle. Certains de ces marécages ont été comblés par la suite, notamment pour le développement résidentiel. Ces marécages sont issus de la dynamique post-glaciaire liée au retrait de la mer de Champlain et à l’évolution du fleuve Saint-Laurent. Après l’émersion des terres, les zones basses mal drainées entre les buttes sont demeurées humides, alimentées par des ruisseaux secondaires qui drainaient à la fois les vallons et les marécages eux-mêmes.
Les dépôts observés sont principalement des marnes organiques reposant sur des sédiments fins d’origine marine et fluviatile. Ils traduisent une occupation ancienne et durable de ces espaces humides, qui ont probablement joué un rôle écologique important et contribué au potentiel archéologique théorique du secteur.
Références
Ville de Montréal (2016, 30 août). Photothèque de la Ville de Montréal, 1930-2021 [Application Web]. Division de la géomatique, Ville de Montréal.
Archéotec (2002). Étude de potentiel archéologique : Territoire compris entre les limites de Beaconsfield et de Dorval au sud de l’avenue Donegani (Projet de réfection des services publics, avenues Sainte-Anne et Saint-Joachim). Ville de Pointe-Claire.

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