Boisé du parc Marcel-Laurin

Oui, ce boisé était déjà là en 1954. D’après la photo aérienne, il s’agissait alors d’un jeune marécage. Selon ce que j’ai pu observer et analyser sur le site, il y a clairement eu plusieurs coupes depuis 1954. On est aujourd’hui devant une ormais-frênaie avec des peupliers, des nerpruns et des érables à Giguère. C’est la composition classique d’une friche post-agricole ou post-industrielle montréalaise, ce qui renforce l’hypothèse de coupes répétées dans le jeune marécage visible sur la photo aérienne de 1954.


Il subsiste toutefois des vestiges d’une forêt plus ancienne, surtout à proximité des anciens fossés agricoles aujourd’hui effacés dans le paysage, ainsi que du fossé central, encore très présent et rempli d’eau : le fossé des Terres Noires, lié au ruisseau Raimbault. Dans ces secteurs, on retrouve des chênes à gros fruits et chênes bicolores, du tilleul d’Amérique, du noyer cendré (rare) et du cornouiller à feuilles alternes. D’après les panneaux d’interprétation sur place, il y aurait aussi de l’arisème petit-prêcheur. Je note également une belle zone marécageuse dominée par l’érable argenté.


Cela dit, l’ensemble du site respire la forte perturbation. Ça fait penser à un ancien site de villégiature abandonné, que l’on tente aujourd’hui de revigorer par des plantations successives. D’ailleurs, certaines de ces plantations semblent dater de plus de 20 ans. Un boisé parfait pour le quartier et pour ses services écosystémiques, mais perso, je n’y retournerai pas, merci !



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